Tout le monde en a…

Notre cerveau se laisse facilement prendre au petit jeu des excuses…
Il est assez facile de justifier de ne pas donner le meilleur de soi et de ses capacités et de se sentir à l’aise avec ces justifications !
« Ils ne paient pas assez, ils ne reconnaissent pas la valeur de mon travail, ils ne comprennent pas la portée de ce que je propose, ils sont jeunes et ne restent pas attentif plus de 10 minutes avant de se plonger dans leurs écrans, ils sont idiots, ils ne sont pas prêts à payer pour quelque chose de qualité, autant leur donner ce qu’ils veulent… »
Rien de tout cela ne marche et correspond à envoyer les mauvais messages à la fois à ceux pour qui vous travaillez, mais aussi à vous-même… Une fois ce plis pris, vous voilà qui ne produisez plus que du travail médiocre et qui êtes reconnus pour ce type de travail et il devient impossible d’en sortir… La seule alternative est de tout donner, quelles que soient les circonstances, quelles que soient toutes les raisons qui pourraient justifier de ne pas y aller à fond !
La route est longue et il viendra bien un moment où ils réaliseront qu’il est difficile de se séparer de vous et de votre travail irréprochable !

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Responsable…

Deux façons de voir vos progrès : ceux que l’on vous impose et ceux que vous vous imposez à vous-même. Être responsable de votre développement personnel n’a pas d’autre signification. Il est possible que certaines personnes décident que vous valez mieux que cela et prennent en charge votre évolution et vos progrès… Mais c’est peu probable. Il est beaucoup plus efficace que cette décision vienne de vous.


Questions de termes…

La plupart des décisions que nous prenons ont un impact à long termes sur nos vies… et pourtant, la majorité des décisions que nous prenons le sont avec en tête ce que seront les conséquences à court termes. Se démener pour payer moins d’impôts est à coup sûr une excellente stratégie pour disposer de plus d’argent à court termes, mais à long termes, il est évident que cette stratégie ne peut être payante, puisque cela signifie tout bonnement la fin de notre société telle que nous la connaissons.
Continuer de prendre sa voiture quotidiennement est sûrement le meilleur moyen de se déplacer sans avoir à subir toutes les difficultés et les rodomontades des transports publics… mais à long termes, cela signifie ni plus ni moins que la fin du monde tel que nous le connaissons. Idem pour l’avion.
Avant de prendre une décision, quelle qu’elle soit, il est en général avisé de se demander qu’elles seront les conséquences à long termes de celles-ci et d’en tenir compte pour être bien sûr que le monde vers lequel nous allons ne promet pas d’être pire que celui dans lequel nous vivons…


La valeur ajoutée des réseaux sociaux…

L’envie d’exister, de se montrer est parfaitement légitime… Regardez ! Je fais ça, je fais ci, je suis là, je mange ça et tout autour de moi est beau… et pour ajouter à mon bonheur d’être là ou de faire ça, je vous en parle et je vous le montre ! Légitime, nous sommes une espèce grégaire et nous sommes programmés pour aller chercher la reconnaissance de nos pairs…

Mais cela ne veut pas dire que ce programme est nécessairement bon !

Que tout dire de vous est intéressant ou d’un quelconque intérêt !

Avant de publier quoi que ce soit, j’essayerais de mesurer la valeur de la publication, valeur apportée à ceux à qui vous vous adressez. Vous êtes en Grèce, que pouvez-vous nous apprendre, nous faire découvrir, nous aider à mieux envisager par votre présence là bas ? Savoir que vous vous dorez la pilule sur une plage magnifique ne m’apporte rien. Mieux comprendre le monde par vos yeux, voilà qui m’intéresse… Après tout, nous sommes « amis », non ?


S’arrêter ou pas ?…

Les arrêts de bus bougent à Paris !

Et il faut un temps pour le comprendre…

Me voilà qui attend le bus (je le dis : mon bilan carbone est irréprochable !)… Le voilà qui se rapproche. Et qui ne s’arrête pas. La foule interpelle le chauffeur qui passe doucement… Et celui-ci nous montre du doigt une petite affichette avec cet air sur le visage « Si vous lisiez ce qui était marqué, je n’aurais pas à vous passer sous le nez ! Bande de clients abrutis et distraits… ». Et il passe son chemin.

Je lis l’affichette : cet arrêt est déplacé à compter du 8 mai. Nous sommes le 8 mai. L’arrêt n’est plus, c’est un fait, je viens de le constater. Certes, le bus n’avait pas à s’arrêter, mais bien sûr, l’attitude de ce chauffeur est incroyablement stupide. Je n’ai pas besoin de m’étendre là dessus.

Quelques jours plus tard, même bus, mais cette fois, je l’attends au bon arrêt. Le nouveau ! Bien sûr, le bus passe devant l’ancien arrêt. Y attendent là quelques personnes qui n’ont pas lue l’affichette… Elles tendent le bras. Hèlent le bus. Et le bus… s’arrête ! Alors que les passagers montent, le chauffeur prend le temps d’expliquer que cet arrêt n’existe plus et leur indique où se trouve le nouvel arrêt. Les gens remercient et prennent note. Pas de colère, pas de frustration. Juste une belle humanité de la part de ce chauffeur de bus attentionné.

Nous choisissons le monde dans lequel nous vivons, une décision après l’autre.


Dormez ! Je le veux !

Cela ne surprendra personne : le sommeil est important.

Il l’est peut être même encore plus que cela.

Des études récentes montrent que les personnes qui ont un sommeil de qualité vivent et « performent » largement mieux que les autres ! Celles qui dorment mal ou trop peu…

Ce que cela veut dire : il est temps de prendre votre sommeil au sérieux et de devenir un professionnel de vos nuits. Bien dormir est un savoir-faire précieux, d’autant plus précieux que vous y gagnerez une meilleure qualité de vie !

Tout d’abord, si nous sommes inégaux face au sommeil, comptez que pour une bonne nuit de repos et de nettoyage et de bonne autophagie, 8 heures ne seront jamais de trop. Vous pensez vous en tirer avec 5 ou 6 heures, mais à la longue la mécanique finit par s’user… 8 heures, c’est bien.

Ensuite, les heures avant minuit comptent double. Ce sont celles qui nous rapprochent du rythme originel… Pour les animaux en nous : plus de soleil égal sommeil !

Enfin, privilégiez le sommeil et sa qualité sur tout le reste. Ce n’est pas seulement de se sentir mieux, plus alerte et réveillé ! C’est aussi de laisser le temps à cette merveilleuse mécanique biologique le temps de faire ce qu’elle sait le mieux faire : se réparer elle-même !


Qu’est-ce que le feedback ?

Les américains ont coutume de le dire : le feedback est un cadeau !

Traduit dans la langue de Shakespeare, pour le cas où vous tomberiez dessus : Feedback is a gift.

Un cadeau.

Je vois et j’entends parler du feedback en entreprise et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne m’inspire pas l’idée du cadeau…

J’entends dire qu’il faut savoir dire ce qui ne va pas, pour le bien de la personne qui le reçoit, dire ce qui doit être dit, quel que soit le prix.

Lorsque vous faites un cadeau, vous n’envoyez pas des ronces ou du fil de fer barbelé, même si cela doit, au bout du compte faire du bien à la personne à qui vous le donnez. Lorsque c’est un cadeau, le but, l’objectif est le plaisir et le bonheur de la personne à qui vous faites ce don…

C’est pareil avec le feedback. Cela doit faire du bien ! Cela doit donner du jus et de l’énergie…

Si cela ne produit pas ce genre d’effet, c’est que ce n’est pas un cadeau, donc ce n’est pas du feedback. C’est une critique…

Et personne n’aime être critiqué… Même (surtout) lorsque c’est pour son bien… parce que franchement, qui sont-ils ces individus qui savent mieux que vous-même ce qui est bon pour vous !


Le mou et le dur…

Soft skills, hard skills…

Cela nous vient de l’anglais… et créé un beau malentendu sur les apprentissages nécessaires d’aujourd’hui…

Il paraît logique, mais l’est-ce vraiment, d’apprendre d’abord le dur, le hard : l’anglais, le calcul, les bases de l’architecture, puis, une fois le dur maîtrisé, de passer au mou, au soft et d’apprendre à interagir, à comprendre les autres, à négocier…

Mais l’est-ce vraiment ?

Ne devrait-on pas d’abord savoir comprendre et interagir, se comprendre soi-même et avancer ensuite vers des savoirs qui posent moins de questions ?

Je pense que le mou et le dur se sont inversés ces dernières années… que l’essentiel n’est plus le dur, mais le mou et que nous continuons de valoriser le dur, juste parce que ce mot évoque la durabilité et la stabilité.

En fait, il ne faudrait plus parler de soft skills et de hard skills. Les mots ont un pouvoir et il ne nous aiguille pas toujours dans la bonne direction !


La formation paie !

La valeur de la formation est reconnue par la plupart d’entre nous. Il paraît évident qu’une personne formée, entraînée, compétente et en pleine connaissance de son produit, de la qualité de ses interactions est une personne dont la valeur pour l’organisation qui l’emploie est immense. Une personne capable de générer de la valeur et du résultat quotidiennement. Un Retour Sur Investissement quasi infini !

Cette évidence a beau être partagée par la plupart des gens et des dirigeants que je rencontre, je suis surpris par le petit nombre de personnes qui se forment en réalité et qui ont une approche stratégique de la façon dont ils se forment, car il ne suffit pas de faire une formation par ci par là pour qu’il puisse être dit que vous voilà formé et paré à faire face…

Je suis surpris du petit nombre de gens qui me contactent une année ou deux années après avoir travaillé avec moi ou avec un autre formateur de la même spécialité pour me demander des rappels, des compléments, des perfectionnements !

Je suis tout aussi surpris du peu d’engagement stratégique de la plupart des organisations que je côtoie, dans la formation… Ce que j’entends pas là, c’est l’investissement en une politique de formation dont le résultat est anticipé et suivi. Il est aisé d’investir dans la formation sans trop savoir ce qu’il se passe ensuite…

Globalement, se former n’est pas compliqué. C’est obligatoire dans notre beau pays et il n’est pas une entreprise qui puisse vous refuser l’accès à une ou plusieurs formations… ce qui l’est moins est de prendre la responsabilité de se former, de s’assurer des changements que cela produit et de les quantifier…


Suffisant ?

Tout compte. Les détails parlent. Les détails vous décrivent, racontent leur histoire. Et vos clients, vos prospects, vos élèves, vos stagiaires, surveillent, guettent le détail, guettent ce moment d’inattention, de relâchement, qui leur fera se dire : « Ok, si même eux ne vont pas au bout, alors pourquoi je le ferai… ». L’excellence, l’attention aux détails est une façon de dire : « Il est possible d’aller jusque-là, de se donner du mal à ce point et si nous l’avons fait, pourquoi ne le feriez vous pas ?

La question revient toujours à cela : est-ce vraiment suffisant et si cela est suffisant, est-ce que suffisant est vraiment suffisant ?

La réponse nous appartient. Les résultats aussi.